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Tony Comédie

#ILoveMusicals

Hello, Dolly! (Lyon, 2017)

#Review

J’ai eu la chance d’assister samedi dernier à une production francophone de l’un de mes musicals favoris : Hello, Dolly!, composé par le grand Jerry Herman. C’est une compagnie lyonnaise de théâtre musical, la compagnie Cala, qui avait investi la Bourse du Travail de Lyon pour deux représentations exceptionnelles.

Hello, Dolly! a ouvert le 16 janvier 1964 à Broadway pour y être joué plus de 2.800 fois. Le spectacle a remporté dix Tony Awards dont ceux de la meilleure comédie musicale, du meilleur livret et du meilleur premier rôle féminin. Depuis, de nombreuses reprises ont été produites à travers le monde. Autant dire qu’il s’agit d’un véritable classique du genre.

Basée sur la pièce de théâtre The Matchmaker (1955), elle même inspirée par A Day Well (1835), Hello, Dolly! n’a pas toujours porté ce nom. Pendant la phase de rodage en province américaine, un titre de la comédie musicale qui se nommait encore Call on Dolly a été repris avec succès par Louis Armstrong. Ce titre devenu standard de jazz n’était autre que la chanson du deuxième acte : "Hello, Dolly!". Le producteur du spectacle, David Merrick, a eu la bonne idée de surfer sur cette notoriété musicale en renommant le spectacle Hello, Dolly! quelques semaines avant son ouverture à Broadway.

Hello, Dolly! est une comédie musicale parfaite. La partition est grandiose et accessible ; plusieurs de ses titres restent dans la tête du spectateur plusieurs jours après la représentation. Les dialogues et les paroles sont hilarants. Quant au livret, il est d’une construction et d’une précision exceptionnelles.

La compagnie Cala nous a proposé une adaptation française qui m’a semblé dans le texte quasiment identique à celle de Jacques Collard qui a été jouée en 1972 au théâtre Mogador de Paris avec Annie Cordy dans le rôle titre (j’étais certes loin d’être né mais l’enregistrement est accessible sur toutes les bonnes plateformes d’écoute !).

La présence d’un orchestre dans la fosse de la Bourse du Travail est à saluer, car celui-ci nous permet de recevoir la musique de Jerry Herman dans les meilleures conditions possibles. Et quelle énergie ! Que ce soit au sein de l’orchestre ou sur scène, toute la troupe se donne à fond pour le plus grand bonheur du public. Mentions spéciales pour Julien Salvia dans le rôle de Cornelius, qui nous prouve une fois de plus son talent ; et pour la soprano Aurélie Baudet qui était une découverte pour moi.

Malgré tous ces points positifs, je me dois d’être honnête et d’évoquer quelques bémols, dont le plus gênant était la très mauvaise sonorisation des comédiens et de l’ensemble, que l’on ne comprenait pas toujours. Enfin, il est dommage que le spectacle n’ait été joué que deux fois : un rodage aurait permis d’éviter quelques bafouillements du côté des comédiens et quelques hésitations du côté de l’ensemble.

Mais je ne retiens qu’une seule chose : je me suis éclaté pendant cette représentation, emporté par l’humour de la pièce et par la musique entraînante et populaire de la partition.

Pour ceux qui auraient manqué ces deux représentations exceptionnelles, plusieurs choix s’offrent à vous : écouter l’enregistrement ou, mieux, assister au revival qui se joue actuellement à Broadway avec Bette Midler, ou encore regarder le célèbre film musical éponyme tiré du spectacle avec Barbra Streisand. Faites au moins l’un des trois, vous ne le regretterez pas !

La compagnie Cala produira My Fair Lady en avril 2018. A vos agendas !

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