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Tony Comédie

#ILoveMusicals

Sing Street

#Critique

Demain sortira en salles le nouveau film de John Carney : Sing Street, un mélange réussi entre Super Huit, Billy Elliot et Good Morning England.

Après avoir réalisé et scénarisé New York Melody et Once (Oscar de la meilleure chanson en 2008), le cinéaste irlandais John Carney a souhaité rendre hommage au Dublin des années 80, cadre de son enfance. Sing Street est un film nostalgique d'une époque où la musique et les filles sont les seules échappatoires.

Dans une banlieue résidentielle irlandaise, les parents de Conor subissent de plein fouet la récession. Ne pouvant plus assumer les frais de l’école privée du jeune garçon, ce dernier est plongé dans la violence d'un établissement public à la discipline martiale et à la fréquentation douteuse. Lorsque Conor (Ferdia Walsh-Peelo) fait la rencontre de la jolie et apparemment mature Raphina (Lucy Boynton), il décide de former un groupe de rock pour la séduire.

John Carney met en scène le parcours initiatique du jeune Conor et sa construction en opposition au milieu pauvre et violent dans lequel il évolue. Grâce à un grand frère déjà adulte et passionné de musique rock, notre héros va trouver sa voie au fur et à mesure de ses découvertes musicales. Et contrairement à son aîné qui se considère lui-même comme un "looser", Conor fera tout pour s'extraire d'un destin auquel il n'aspire pas.

Le regard porté par John Carney sur ses personnages est d'une tendresse inouïe. L'innocence qui caractérise l'enfance est remarquablement rendue, notamment lors de la scène de tournage du premier clip du groupe. Les garçons ne se trouvent ridicules à aucun moment, malgré les costumes et l’incongruité de la situation ! C'est aussi cette amitié qui, à l'instar de Super huit, emporte le spectateur dans un projet fou mais tellement excitant.

Même si le film aborde moins frontalement les souffrances sociales et familiales que Billy Elliot, celles-ci ne sont pas ignorées pour autant. La trame de fond demeure la récession économique qui a frappé l’Irlande dans les années quatre-vingt et qui a causé le départ de nombreux Irlandais pour l’Angleterre. J'ai appris grâce au film que le divorce était interdit en Ireland jusqu’en 1996 (en comparaison, le divorce existe en France depuis 1884 et dans sa forme moderne depuis 1975).

Si j'ai autant aimé le film, c'est aussi parce que la musique y est centrale. Un peu à la manière de Good Morning England, Sing Street est illustré par les tubes de l’époque à laquelle se déroule l’histoire : Duran Duran, The Cure ou Motorhead ancrent l'action. Des chansons originales composées par Adam Levine sont mêlées à ces hits. Clairement inspirées des sons des années quatre-vingt, elles sont un très bel hommage à la musique d'une époque turbulente.

Un casting formidable, une réalisation emplie d’humour et de tendresse... Sing Street a tout pour lui. Un film à ne pas manquer, assurément.

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