Pour ce début d'année 2026, Les Folies Bergère proposent une adaptation en comédie musicale du Comte de Monte Cristo (1844-1846), l'un des romans les plus célèbres d'Alexandre Dumas (père). Mon avis.
Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, le second du navire Le Pharaon, débarque à Marseille pour s'y marier avec la belle Mercédès. Trahi par des "amis" jaloux, il est dénoncé comme conspirateur bonapartiste et enfermé dans une geôle du château d'If. Durant ses quatorze ans d'enfermement, il y fait la rencontre de l'abbé Faria qui va l'instruire et lui révélé la cachette d'un trésor disparu. Une fois évadé du fort, Edmond Dantès va rentrer en possession du trésor et se venger méthodiquement de tous ceux qui l'ont trahi.
Stéphane Laporte et Yann Guillon ont réussi le pari d'adapter à la scène le matériau originel tout en restant fidèle à l'esprit de l’œuvre de Dumas et à la durée "classique" d'une comédie musicale, c'est-à-dire 2h30 avec entracte. Alexandre Faitrouni signe une mise en scène précise avec changements de décors rapides et utilisation réussie d'un immense écran en plusieurs parties qui se découpe astucieusement en fonction des scènes.
Les chansons de Benoît Poher et Franklin Ferrand servent bien le récit, sans pour autant être des tubes. Du côté des artistes, j'ai trouvé Océane Demontis excellente dans le rôle de Mercédès, ainsi que Tatiana Matre dans celui Madame Danglar.
Le Comte de Monte Cristo est une comédie musicale française de qualité, dans la lignée du Molière de Dove Attia, même s'il lui manque une touche de folie (ou de "waouh") pour se hisser au niveau du "Hamilton français".
Le spectacle est à l'affiche de la salle parisienne jusqu'au 19 avril 2026 avant de partir en tournée.
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