Que faut-il attendre de La Poupée Sanglante ?

La Poupée Sanglante
© Quentin Amiot, pour Tony Comédie
La Poupée Sanglante est une nouvelle comédie musicale présentée au Théâtre de la Huchette à partir du 17 juin 2016. Je me suis rendu hier au mini-showcase organisé par la troupe.

Cette comédie musicale est tirée du roman de Gaston Leroux écrit en 1923. Célèbre pour Le fantôme de l’Opéra (prochainement à l’affiche du théatre Mogador) et les Aventures de Rouletabille, Gaston Leroux a d’abord imaginée cette histoire en 40 feuilletons repris quotidiennement entre juillet et août 1923 dans le journal Le Matin. L’oeuvre de deux fois 400 pages avait déjà donné lieu à une série télévisée éponyme en 6×52 minutes diffusés en 1976 sur Antenne 2. Mais c’est bien dans une mise en scène contemporaine que nous propose de plonger Eric Chantelauze, co-auteur et metteur en scène et Didier Bailly, co-auteur, comédien et musicien.

Pour résumer l’histoire : Paris 1923. Tandis qu’au cœur de l’île Saint-Louis, des femmes disparaissent, le repoussant Bénédict parviendra-t-il à se faire aimer de la belle Christine ? Et nous n’en saurons pas beaucoup plus sur l’histoire… Le secret étant volontairement gardé par les deux co-auteurs de cette comédie musicale. « C’est un vivier de péripéties et d’actions rocambolesques » nous explique Eric Chanteleuze. Cette comédie musicale mêle à la fois fantastique, humour et histoire d’amour. « Des vampires et des femmes coupées » sont les seuls indices supplémentaires que nous finirons par avoir…

Trois comédiens se partageront la petite scène du théâtre de la Huchette : Charlotte Ruby, Alexandre Jerôme et Edouard Thiebaut. Ils incarneront les 15 personnages de la pièce et Didier Bailly se chargera de les mettre en musique. Entre danse, claquette et chansons piano-voix, l’ambiance des années 20 est assurée. « Les chansons ne sont pas des simples divertissements mais font avancer l’action ou les personnages » précise Didier Bailly, attaché, comme son compère, aux fondamentaux de la comédie musicale.

Concernant la mise en scène, la simplicité et l’élégance sont les maîtres mots. Le spectateur sera plongé dans une boite noire qui retracera au fur et à mesure la vie des personnages et les différents événements. Les comédiens sont habillés par Julia Allègre dans un style années 20 et pourront changer de personnage par un simple accessoire. La lumière, confiée à Laurent Béal, fonctionnera sur un schéma identique : des effets et objets lumineux ponctuels marqueront les différents lieux de l’histoire.

Emmenée par le nouveau directeur du théâtre de la Huchette, Franck Desmedt, cette présentation de La Poupée Sanglante nous met l’eau à la bouche… A découvrir dès le 17 juin du mardi au vendredi à 21h et le samedi à 16h et 21h.

Merci à Quentin Amiot, rédacteur invité pour ce reportage.

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