Jusqu'au 20 mai 2026, l'Opéra Bastille propose Rusalka, un opéra du compositeur tchèque Antonín Dvořák qui est en partie basé sur le conte de La Petite Sirène.
Rusalka est un opéra en trois actes dont le livret a été écrit par Jaroslav Kvapil. Il a été créé en 1901 au Théâtre National de Prague.
Rusalka est une ondine, c'est-à-dire une créature des eaux. Un jour, elle tombe amoureuse d'un prince. Malgré les mises en garde de son père - l'Ondin - elle demande de l'aide à la sorcière Ježibaba. Cette dernière va lui permettre de devenir humaine à la condition d'être muette. Malheureusement pour elle, le prince va la repousser. S'ensuivra une fin tragique pour Rusalka ainsi que pour le prince pris de remords.
La mise en scène onirique de Robert Carsen repose sur des jeux de symétrie très réussies. On est loin de sa très lugubre et peu inspirée Flute Enchantée et on lorgne plutôt vers la comédie musicale, tellement la scénographie est inventive et belle. Cela me rend par ailleurs impatient de voir comment il va repenser prochainement Singin' In The Rain pour le Théâtre du Lido !
Avec Rusalka on retrouve avec plaisir la pâte du compositeur de la Symphonie No 9, dite Du Nouveau Monde, avec de grands élans lyriques et une forte présence des cuivres. Du côté du cast, c'est surtout les interprètes féminins qui illuminent le spectacle et tout particulièrement Nicole Car dans le rôle-titre et Jamie Barton dans celui de la sorcière terrifiante.
Rusalka m'a fait une nouvelle fois passer une excellente soirée à l'Opéra Bastille.
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