L'Opéra Bastille a débuté sa saison avec Hamlet, l'opéra en cinq actes du compositeur français Ambroise Thomas.
Il s'agit d'une adaptation libre de la pièce éponyme de Shakespeare, dont le livret a été écrit par Jules Barbier et Michel Carré, un célèbre duo de librettistes à qui l'on doit notamment Faust et Les Contes d'Hoffmann. Le spectacle a été créé 1868 à l'Opéra Le Peletier de Paris.
Deux mois après la mort du roi du Danemark, sa veuve épouse le frère de celui-ci. Mais le prince Hamlet rencontre le spectre de son père feu le Roi, qui lui annonce avoir été assassiné et qui lui demande de le venger.
Si l'œuvre est assez remarquable, j'ai été déçu par la mise en scène de Krzysztof Warlikowski, qui fait la part belle aux écrans, aux projections et aux couleurs criardes d'un autre temps. Beaucoup d'éléments m'ont semblé superflus (le rideau vert en fond de scène, les projections stellaires) ou alors mal exécutés (certaines portes reflètent la lumière et éblouissent les spectateurs).
D'autre part, l'idée de base de cette mise en scène, qui est de faire d’Hamlet un personnage psychotique et de transposer l'action dans un hôpital psychiatrique, fait complètement sens. Mais il est dommage que cette idée s'écroule à cause de certains passages du livret qui contredisent cette interprétation. A mon sens il aurait fallu carrément les supprimer et faire de cette production une libre adaptation de l'opéra d'Ambroise Thomas.
En résumé, j'ai passé une soirée en demi-teinte. Malgré une mise en scène décevante, j'ai découvert une ouvre très réussie. Et la prestation exceptionnelle d'Adela Zaharia dans le rôle de l'amoureuse d'Hamlet est à elle seule un argument pour assister à cet opéra.
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