Critique : Isabelle Georges présente Amour Amor

Isabelle Georges
© Stephane Kerrad
Isabelle Georges présente son nouveau spectacle Amour Amor au Théâtre La Bruyère de Paris jusqu’au 20 août 2016.

Isabelle Georges est une des grandes figures du théâtre musical français. La jeune première du Passe Muraille (Molière du meilleur spectacle musical 1997), c’est elle. La Périchole de Jérôme Savary à Chaillot (1999), la star de Chantons sous la Pluie au Théâtre de la Porte Saint-Martin (Molière du meilleur spectacle musical 2001), L’air de Paris (2003) aux côtés de Patrick Dupont, c’est encore elle.

Le petit mais joliment rénové Théâtre La Bruyère accueille l’artiste jusqu’à la fin de l’été pour son nouveau spectacle Amour Amor. Comme le titre l’indique, il est ici question de romantisme, de coeur qui bat, de séparations, de retrouvailles, mais aussi de “la chose” !

Le spectacle a été préparé comme une revue, une sorte de concert qui fait la part belle au jeu entre Isabelle et ses brillants musiciens Frederik Steenbrink, Edouard Pennes et Adrien Sanchez. Les dialogues et monologues du spectacle sont imaginés ou empruntés à la littérature (Charles Baudelaire, Pierre de Ronsard) et au cinéma français (Jean-Luc Godard, Jean Eustache).

Isabelle Georges nous emporte avec elle dans son tourbillon de l’amour, porté par les chansons de Gainsbourg, Brel, Legrand ou Distel. Son jeu est subtil, drôle, sexy, et attire forcément la sympathie du public, qui se laisse bercer pendant presque deux heures de poésie musicale. Ses trois musiciens sont talentueux et multi-cartes : piano, contrebasse, guitare sèche, percussions, saxophone, trompette et flûte traversière servent les formidables arrangements jazzy de Cyrille Lehn. Frederik Steenbrink, figure de l’amoureux à la voix remarquable, nous honore de plusieurs duos avec sa complice. Mes oreilles les remercient encore.

Amour Amor est un spectacle formidable, qui l’est d’autant plus si l’on y vient accompagné de sa moitié. Rendez-vous au Théâtre La Bruyère avant la fin de l’été.

Voir l’auto-interview qu’Isabelle Georges nous a accordé.

Commentaires

avatar
wpDiscuz