Critique : La Belle Hélène au théâtre du Châtelet

La Belle Hélène
© Théâtre du Châtelet - Marie-Noëlle Robert
Créé en 1864 à Paris, la Belle Hélène est un opéra-bouffe de Jacques Offenbach. Que vaut cette production made in Châtelet ?

Un opéra-bouffe, comme un opéra comique, se distingue de l’opéra « traditionnel » par la présence de scènes parlées. L’opéra-bouffe diffère de l’opéra comique par le fait qu’il ne traite que de sujets joyeux, sur un ton humoristique.

La Belle Hélène nous raconte les causes supposées de la Guerre de Troie. Le spectacle commence juste après que Paris, fils du roi Priam, ait rendu le jugement du Mont Ida : les trois déesses, Héra, Athéna et Aphrodite se disputaient pour savoir laquelle était la plus belle. Elles demandèrent alors à Paris de trancher. Héra lui promit un trône pour qu’il la choisisse, Athéna lui promit la puissance militaire et Aphrodite lui promit l’amour de la plus belle femme. Paris choisit Aphrodite. Il se rend alors à Sparte pour enlever Hélène des bras du roi Ménélas et la récupérer.

Il est clair que le spectacle ne laissera personne indifférent : soit en adore, soit en déteste. J’ai pour ma part été enchanté encore une fois par cette production du Châtelet. Les montages vidéos, réalisés en direct, sont vraiment bien faits et servent pleinement le spectacle.

Les artistes sont excellents, tant en comédie qu’en chant, le spectacle est très dynamique et on ne s’ennuie jamais. On rit aussi beaucoup ! Les anachronismes inhérents à la mise en scène volontaires et très drôles. L’utilisation vidéo est intelligente et nous surprend tout au long du spectacle.

Bravo au Châtelet qui nous livre toute l’année des spectacles d’une très grande qualité. Cette Belle Hélène est à voir !

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