Critique : Irma la douce

Irma la douce
Irma La douce est une comédie musicale française mise en scène par Nicolas Briançon. Elle est jouée du 15 septembre au 10 octobre 2015 au théâtre de la Porte Saint-Martin. Sur scène, une troupe de 15 comédiens accompagnée d’un orchestre vous embarque dans le Montmartre des années 50.

Irma la douce est une pièce écrite par Alexandre Breffort (un rédacteur du Canard Enchaîné) en 1956. Les musiques sont de Marguerite Monnot, qui était la compositrice attitrée d’Edith Piaf. Le spectacle fut joué pendant près de quatre ans à Paris. Il arriva à Londres en 1958 dans une mise de Peter Brook. Le succès fut immédiat car la version anglaise reprenait des expressions familières françaises et des mots d’argot parisien de l’époque. Un narrateur guidait le public pour faciliter la compréhension. Le spectacle fut ensuite joué pendant 2 ans à Broadway.

Irma la douce raconte l’histoire d’un étudiant en droit, Nestor le Fripé, qui tombe amoureux d’une prostituée, Irma la Douce. Jaloux de ses clients, il aimerait qu’elle n’en ait plus qu’un seul. Il va alors se grimmer pour devenir M. Oscar, un vieil homme riche et impuissant qui rend visite à Irma chaque jour. Finalement, fatigué de mener deux vies, Nestor «tue» son alter-ego et se retrouve inculpé du meurtre.

Je ne laisserai pas durer le suspense : j’ai adoré ce spectacle. Enfin une comédie musicale française de bonne qualité ! Les artistes sont excellents. Nicole Croisille est absolument formidable dans le rôle de narratrice et de meneuse de revue. Lorent Deutsch (Nestor le Fripé) est, on le savait déjà, très bon comédien (surtout dans un rôle de parisien des années 50, qui lui va à merveille !). Marie-Julie Baup (Irma la douce) est magnifique et ses talents de chanteuse sont indéniables. Andy Cocq assure lui aussi, alors que son rôle aurait pu être ridicule s’il avait été joué par quelqu’un d’autre.

Le premier acte est de bonne qualité mais très classique, alors que le second est d’une folie incroyable. La scène du tribunal, qui ouvre le deuxième acte, est un bijou de mise en scène. L’humour est omniprésent dans le livret et dans la mise en scène de Nicolas Briançon.

On apprécie encore une fois la présence d’un orchestre live sur scène, même s’il a parfois tendance à prendre le dessus sur les comédiens en termes de volume sonore. On pourra également regretter les lumières et les décors pas toujours du meilleur goût, mais c’est un détail.

Irma la douce est un spectacle extrêmement réussi. Que dire de plus ? Courrez-y !
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